Un petit bilan de trois semaines d’auto-stop participatif. L’essentiel de mes trajets a consisté à faire Recteur Schmitt - La Chapelle, le soir en rentrant du travail (au lieu de prendre le bus), ce n’est pas le but visé mais c’est pour faire de la pub avec la plaquette : même s’ils ne s’arrêtent pas, les automobilistes la voient (en fait , pas toujours : la première chose que les conducteurs-trices regardent, c’est la tête de la personne qui fait du stop !). Des contacts toujours très sympas avec des gens intéressés par la démarche. Sur une vingtaine, 2 avaient entendu parler de l’auto-stop participatif. Dans la voiture, on parle beaucoup des réticences des gens vis-à-vis de l’auto-stop !

Mercredi dernier et samedi dernier, je l’ai utilisé « vraiment » : décidé de ne pas prendre ma voiture pour des trajets vers La Chapelle, Nantes et Grandchamp. Et ça a très bien marché également ! Finalement, les entraînements des retours de travail m’ont donné confiance pour le faire en situation réelle. Le seul truc : prévoir plus de temps pour le trajet que si je prenais ma voiture (15 à 20 minutes) : 5 à 10 min d’attente + un peu plus de marche à pied.

Une rencontre surprenante : un monsieur retraité me prend en auto-stop participatif et il m’explique qu’il habite à Sucé et qu’il va tous les jours faire ses courses au Leclerc d’Orvault parce qu’il s’ennuie chez lui ! Les supermarchés plus proches ne sont pas assez grands à son goût… Il y aurait des boulots écolos à créer pour dés-ennuyer les retraités dans leur commune !

Très peu de conducteurs-trices acceptent les 50 centimes : deux seulement pour ma part. Je précise bien que cela fait partie de la démarche, qu’ils peuvent bien sûr refuser, et que le jour où l’essence deviendra très cher, cela pourra être plus évident pour eux.
Geneviève

Autocollant ASP (1)